Que fêtons-nous le 1er janvier ?

Édito de Robert Cabane, président du Conseil presbytéral de l’EPUdB

SI nous prenons pour acquis le fait que le 25 décembre nous célébrons l’anniversaire de la naissance de Jésus-Christ, fils de Marie et Joseph, alors il est inévitable de fêter, une semaine après (« à l’âge de huit jours » selon Gn 17:13), la circoncision de Jésus, qui marquait son entrée dans l’Alliance scellée par Dieu avec Abraham. Ce rituel, rappelé dans Luc 1:59, nous rappelle que Jésus appartient dès sa naissance au peuple d’Israël, ce qui fut hélas trop souvent oublié.

Tableau « La circoncision » de Bartolomeo Veneto, musée du Louvre
La circoncision, Bartolomeo Veneto, musée du Louvre

Le tableau reproduit ci-contre nous met dans l’ambiance : tous les personnages regardent la scène sauf un : Joseph qui nous regarde droit dans les yeux, nous prenant à témoin, comme pour nous dire : sommes-nous aussi à même d’adopter ce petit enfant comme l’être le plus important de notre vie ?

Voila un événement méritant toute notre attention, car il fonde sans ambiguïté notre foi, avec bien plus d’importance que les vœux de circonstance, dont nous ignorons à quelle mystérieuse et aveugle divinité ils sont adressés.

Mais si, comme on le prétend parfois, la laïcité est la liberté de croire ou de ne pas croire, alors permettez-moi de ne pas trop croire que les vœux formulés au Nouvel An ont la moindre efficacité, et de croire que Jésus était juif, sans le moindre doute, sans que cela ne dépende de questions calendaires ou d’années bissextiles. D’ailleurs, la fixation du début de l’année au 1er janvier remonte … à l’année 1582 (réforme grégorienne) !

Est-ce à dire que nous ne devrions point formuler de vœux de nouvel-an ? Assurément non, une bonne parole n’étant jamais perdue, une exhortation jamais inutile. Alors … je vous souhaite une bonne année 2022, une année pour nous éloigner de toutes sortes d’idoles et vivre ensemble dans la paix.

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