Discordes

Édito de Robert Cabane, président du Conseil presbytéral de l’EPUdB

Tandis que nous énonçons tant de belles paroles en ce début d’année, une rapide lecture de la presse ou un bref parcours des réseaux sociaux dissipera toute illusion : nous vivons dans un monde dur, où les affrontements sans merci sont la règle !

La proximité des élections tout comme la gestion de la pandémie nous valent quantité d’exemples d’invectives provenant de tous les bords, chacun semblant prendre plaisir à mépriser ou à humilier ceux qui ne partagent pas son avis.

Nous sommes ainsi très éloignés du « slogan » évangélique formulé en Matthieu 5:44 : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent. Si admirable, mais si difficile !

Tableau "Saül et David" de Guercino qui se trouve à la Galleria Nazionale d'Arte Antica (Palazzo Barberini), Rome
Ce tableau de Guercino se trouve à la Galleria Nazionale d’Arte Antica (Palazzo Barberini), Rome

Comme il arrive souvent au contact des Évangiles, il est bon de revenir à l’Ancien testament pour y retrouver les mêmes thèmes, parfois développés de manière assez pratique.

Saül

Et c’est le premier livre de Samuel qui nous raconte l’hostilité du roi Saül envers le jeune David, au point de vouloir le tuer (voyez le beau tableau de Guercino, cf. I Sam 19:10).

Saül ne parvient quasiment pas à réfréner son désir de mort, jusqu’au moment où l’un et l’autre se trouvent simultanément dans une grotte (I Sam 24) et que David épargne Saül. Ce dernier de conclure : Si quelqu’un rencontre son ennemi, le laisse-t-il poursuivre tranquillement son chemin? Que l’Éternel te récompense pour ce que tu m’as fait en ce jour !

David

Eh bien, s’il semble hors de portée d’aimer nos ennemis et adversaires, peut-être pourrions-nous les estimer ? C’est la résolution que je nous propose pour l’année 2022.

Chiche ?

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